Lieu de mémoire des tirailleurs Sénégalais- Menton Trabuquet

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Le Trabuquet  porte le nom des pièges que les Mentonnais tendaient aux oiseaux de passage sur la colline qui culmine à près de 100 m d’altitude au dessus de la Méditerranée. De la colline, on distingue à l’est, le paysage urbain des côtes italiennes (Vintimille, San-Remo, Bordighera), à l’ouest la pointe du Cap Martin, et au nord les contreforts du massif alpin. Le Trabuquet devient au cours de la Première Guerre mondiale le cimetière militaire du pays mentonnais. Entre 1914-1919 plusieurs milliers de Tirailleurs séjournent à Menton. Blessés et retirés des fronts, ils reçoivent des soins dans les différents hôtels de la ville transformés en hôpitaux. Deux mille d’entre eux qui y laissent leur vie. Ils sont inhumés au cimetière du Trabuquet. Le premier soldat noir mort à Menton et enterré au cimetière du Trabuquet s'appelait N'Ky Dembélé. Il était d'origine soudanaise. Il est décédé le 11 décembre 1914 à l'hôpital du Louvre (la résidence mentonnaise était réquisitionnée pendant la grande Guerre). Jusqu'en 1919, de nombreux autres soldats victimes du front, rejoindront cette même dernière demeure mentonnaise. Ils sont ainsi près de 1 500 à reposer depuis quatre-vingt dix ans, loin de chez eux, au cœur de la vieille ville de Menton, dans un carré militaire soigné et fleuri aux grandes occasions. Le plus important après Fréjus. On les connait sous le nom de «tirailleurs sénégalais». La majorité d'entre eux venaient d'Afrique orientale française (Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Guinée...), mais aussi de Madagascar et d'Indochine. Tous s'étaient engagés sous le drapeau français. L'histoire s'accélère depuis un an
Il y a tout juste un an, Nice Matin s'était fait l'écho de cette partie de l'histoire française quelque peu oubliée, en consacrant un article à ces soldats inhumés au Trabuquet. Depuis, les choses ont bien évolué et la lumière commence à éclairer des années d'obscurité grâce à l'opiniâtreté d'un professeur d'histoire-géographie, Gaspard M'Baye. En créant, en février 2008, l'AMTS, association mémoire des tirailleurs sénégalais, ce fils de tirailleur lui-même (durant la guerre d'Indochine) ne s'imaginait pas qu'il allait bousculer le monde des militaires et même de l'Education nationale (voir par ailleurs). D'abord, en mettant sur pied, le 8 mai dernier, une «marche des tirailleurs» entre Nice et Menton, périple audacieux du souvenir qui a marqué les esprits, puisqu'il a été fortement médiatisé. M. M'Baye a d'ailleurs annoncé que cette marche serait reconduite chaque année. Plus récemment, au cours des cérémonies du 11 novembre, on le retrouve aux côtés de M. Olivier Oliviero, président de la section locale du Souvenir Français, au monument aux morts de la place des Victoires, où les deux hommes déposent une gerbe à la mémoire de ces soldats de l'ombre. Un geste d'autant plus symbolique qu'il est accompli pour la première fois...
Accélération de l'histoire ? On dirait, car, cette année, le discours officiel du Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, lu à l'occasion des commémorations du 11 novembre, rendait hommage à ces soldats d'outre-mer qui se sont sacrifiés pour la nation française. Le mécanisme du devoir de mémoire est en marche, et Gaspard M'Baye poursuit plus que jamais son objectif de réhabiliter ces soldats engagés pour la France. Prenant son bâton de pèlerin, cet enseignant passionné qui exerce à Antibes, a décidé de repartir à la source de l'information, en venant consulter à la mairie de Menton les registres de l'état civil des années 1914 à 1919. Après une évaluation précise du nombre de soldats qui reposent dans la cité des citrons et surtout la connaissance de leur identité, Gaspard M'Baye espère que la ville de Menton lui permettra d'honorer chaque année ces soldats de la France, en édifiant un lieu du souvenir.

Rachel
Dordor

Les forets sacrées d'Afrique

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Les forêts sacrées en Afrique constituent un pan important de l'identité des populations. Dans les savanes et forêts d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Bénin, Togo, Cote d’Ivoire…),les îlots de végétation « naturelle » encore présents hors des divers types d’aires protégées sont dans leur quasi-totalité des lieux préservés pour des raisons religieuses. Elles renferment des éléments de l'histoire des villages et des lignages; elles renseignent sur les relations entretenues avec d'autres peuples, voisins ou lointains; elles sont des repères de sécurisation sociale (harmonie avec les dieux et les génies, règlement des litiges fonciers, relations avec les ancêtres. Pendant longtemps, les pratiques culturelles (masques, interdits, tabous, totems...) des populations autochtones ont ainsi contribué à la protection des habitats, plantes alimentaires, médicinales et de la faune et de la flore et à la préservation de la biodiversité. Au-delà de la question de leur conservation écologique, les études révèlent leur place dans les systèmes de pensée et soulignent l’importance de leur historicité. Ainsi, les sources historiques permettent de retracer la place de ces forêts sacrées dans les paysages et de comprendre l’évolution des relations sociales depuis l’arrivée des Européens sur la côte. Ces sites sacrés naturels, couramment dénommés « forêts sacrées » ou « bois sacrés », même s’il s’agit parfois de savanes d’un point de vue écologique, s’inscrivent dans l’histoire des sociétés, participent à leur vie rituelle et sont l’objet d’enjeux variés dont certains mettent en péril leur devenir.

Les botanistes et écologues, enfin, analysent le rôle effectif des forêts sacrées dans la conservation de la biodiversité et l’impact global qu’ont sur eux les activités humaines.

Il mondiale di tutti " l'Africa "

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Un mondo in un solo paese dice la pubblicità del Sudafrica. In effetti, questo paese è ricchissimo di attrattive principalmente naturalistiche: i grandi parchi nazionali, l'oceano e la possibilità di avvistare le balene e fare immersioni. O anche la bellezza di Città del Capo, o del deserto che confina con Botswana e Namibia. Anche un viaggio nella cultura multietnica che adesso convive in pace e nel reciproco rispetto, con l'incontro di popoli Boscimani, antichi abitatori del paese o i fieri Zulu e i Xhosa, l'etnia del Presidente Mandela, vero architetto del Sudafrica di oggi. Un viaggio in un paese moderno, ma che ha saputo lasciare immensi spazi alla Natura e ai grandi animali africani.

Friends Forever for Zimbabwe

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Le sculture di artisti dello Zimbabwe prossimamente in mostra  a Genova

Les Pays-Bas rendent la tête d’un roi ghanéen

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A la demande des autorités ghanéennes, la tête d’un chef Ashanti qui baigne depuis deux siècles dans le formol, va être renvoyée par les Pays-Bas au Ghana. Le roi Nana Badu Bonsu II avait été pendu en 1838 par «son propre peuple», a expliqué, le 23 décembre, Maxime Verhagen, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, dans une lettre au Parlement. Dans la version donnée par le ministère, on ne comprend pas très bien comment cette tête est arrivée dans la collection d’anatomie de la faculté de médecine de Leyde. C’est l’écrivain Arthur Japin qui l’a découverte fortuitement, lors de recherches pour un roman historique. Selon cet auteur, elle avait été confisquée par un général néerlandais furieux d’avoir retrouvé les têtes de deux de ses émissaires suspendues au trône du roi ghanéen. Les comptoirs néerlandais ont été actifs dans la traite des esclaves en Côte d’Or [l’ancien nom du Ghana] pendant trois siècles. Aux Pays-Bas, la tête du chef Ashanti aurait été remise à un chercheur de Leyde qui travaillait sur les boîtes crâniennes. Arthur Japin a alerté l’ambassade du Ghana à La Haye et s’est dit troublé par sa découverte, que l’université de Leyde refuse de montrer. L’affaire rappelle le sort fait à Saartje Baartman, la «Vénus Hottentot» exhibée dans les foires de Paris et Londres, à la fin du XIXe siècle, du fait de ses fesses plantureuses. Ses organes, conservés dans le formol par le musée de l’Homme à Paris, ont été rendus en 2002 à l’Afrique du Sud, qui a organisé des funérailles officielles pour sa «Vénus».